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Estelle









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Le comportement des familles, lorsque son blessé survit en E.p.r. est très différent. La relation blessé environnement, si limitée soit-elle, est un signe de vie perceptible. Mais plus les progrès espérés stagnent, plus la désespérance s'installe. Le comportement des familles varie entre deux extrêmes:

Première approche: "La vie du blessé, dans de telles conditions, mérite-t-elle d'être vécue ?". Si la réponse est négative, la révolte et les reproches, parfois violents, à l'équipe qui a "laissé" se développer Une telle situation ne sont pas rares.

 L'autre extrême est la relation quasi-fusionnelle qu'établit la famille avec le blessé. Seule la solution du maintien au domicile est prise en compte.

En résumé: L'attitude de chacun devant un tel drame est unique. Elle doit être respectée et surtout ne jamais être jugée.

La prise en charge sanitaire est-elle satisfaisante?

Comme pour bien d'autres pathologies il existe des disparités importantes entre les diverses régions. (POUR INFORMATION JE FAIS CHAQUE JOUR 200 KMS ET CLA DEPUIS SEPT MOIS)

 Elles sont la résultante de divers facteurs: distance. "lieu de l'accident ? du domicile- lieu de soins", compétence et équipement de la structure de première prise en charge. Aucune politique de santé structurée n'a été définie, l'égal accès de tous aux soins demeure un mythe.

Cet immobilisme à la fois des politiques et de l'Administration de la Santé est, dans certaines Régions, compense par la sensibilisation des A.RH. et l'action des A.F.T.C. ( J AI ECRIT IL Y A QUELQUES MOIS EN EMAIL A L ASSOCIATION ET JE N AI JAMAIS EU DE REPONSE D OU MA RETICENCE AUX ASSOCIATIONS).

 On peut diviser la prise en charge sanitaire des Traumatisés Crâniens en trois phases:

La première phase va de l'accident à l'admission en service de réanimation. La qualité du fonctionnement des SMUR en FRANCE est généralement remarquable.

 La seconde phase est celle de la "Réanimation" (REA) dont la mission est de rétablir l'autonomie des fonctions vitales du blessé. Seuls des services très spécialisés de réanimation neurochirurgicale ont les moyens de traiter ces situations sévères. le plus souvent, le nombre de ":lits" adéquats est insuffisant. Lorsque le blessé présente un polytraumatisme, "l'aiguillage" vers ces services n'est pas toujours le meilleur choix.

Le bilan de la prise en charge sanitaire dans cette phase est donc très mitigé.

 La troisième phase est celle de la Rééducation et de la Réadaptation Fonctionnelle (RRE...). assuré dans des services de Médecine Physique et de Réadaptation (M.P.R). La précocité d'une prise en charge ré éducationnelle globale est déterminante pour le devenir séquellaire du blessé. Elle est rarement efficacement assurée, c'est pourquoi nous demandons la création généralisée de lits d'éveil à proximité des services de "REA".

 Les professionnels la Santé considèrent que la prise en charge des troubles des fonctions supérieures spécifiques aux Traumatisés Crâniens nécessite une prise en charge par une équipe pluridisciplinaire spécialisée et une rééducation neurologique spécifique. Or, la formation et le domaine de compétence de la M..P.R. couvre un spectre très large (S.O.F.M.E.R Bordeaux - Octobre 2001) soit 24 pathologies dont 8 relèvent de la neurologie. Sauf cas particuliers, les médecins M.P.R ne sont pas formés à la spécificité de la pathologie T. C..

 L'UN.A.F.T.C. a effectué, en 1999, une enquête auprès des 472 établissements répertoriés par le ministère des Affaires sociales, et disposant d'un service de "R.R.F. " . Elle concernait les personnes Traumatisées Crâniennes Graves (T.C.G. : Score de Glasgow ? 8). ( C'est le cas d Estelle)

Une brève synthèse fait ressortir les données suivantes: 231 services ont répondu (49 %),

 54 % accueillent 2.206 T.C.G., 36 d'entre eux prennent en charge 1.650 T.C.G. à raison d'au moins 15 par an, 13 de ces 36 unités sont polyvalentes

Le taux de réponse et l'exploitation plus fine des réponses et des commentaires qui y étaient exprimés, permettent d'avancer: Une insuffisance du nombre de psychologues et de neuropsychologues, la quasi absence de phoniatres, de psychomotriciens et d'éducateurs, l'hétérogénéité de la composition des équipes d'une unité à l'autre, la constatation que la majorité des T.C.G. sont pris en charge dans des services n'offrant pas de garantie de qualité spécifique suffisante.

En résumé:

 Le fonctionnement des urgences est satisfaisant. Mais il est parfois inadapté (tri au niveau de l'arrivée à l'hôpital).

La prise en charge est de très bon niveau dans les services de réanimation neurochirurgicale, mais le nombre de lits et de personnel est généralement insuffisant.

 La prise en charge en R.R.F. est de qualité très hétérogène, et certainement insuffisante dans la majorité des cas.

 Nous pointons la quasi inexistence d'une prise en charge psychologique des familles en phase hospitalière.

 Nous noterons aussi l'absence presque généralisée de lits "d'éveil du coma".

Ainsi le bilan global de la prise en charge sanitaire des Traumatisés Crâniens Graves est, à notre avis, peu satisfaisant malgré l'existence de centres d'excellence.

 Nous terminerons ce constat par une note positive: la parution le 3 mai 2002 d'une Circulaire définissant la prise en charge sous régime "sanitaire" , sans limite de durée, pour les personnes en E.V.P. ou E.P.R. lourds.

Qu'en est il également de la prise en charge sociale ?

Quelles sont, entre autres, les charges financières qui incombent à la famille?

 Elle est actuellement assurée sans critères particuliers. La plus grande disparité règne dans ce domaine. Les personnes considérées peuvent être: dans un service de R.R.F, en unité de moyen séjour, ou de "long séjour", en maison de retraite médicalisée, au domicile familial...

Il faudra attendre pour que cesse cette situation la réalisation des unités spécifiques définies dans la Circulaire du 3 Mai 2002.

Le dévouement et la compétence des Directeurs d'établissements et des personnels qui accueillent ces blessés ne sauraient être mis en cause: il s'agit d'un problème de Santé Publique ignoré jusqu'à présent.

La prise en charge en milieu familial implique l'organisation et la coordination des soins, de l'aide à domicile, des services de Tierce Personne... La mise en place généralisée des Dispositifs pour la Vie Autonome (D.V.A.) a l'ambition, en principe, de leur apporter une aide dans ce domaine.

 Cependant la spécificité des patients qui nous concernent nécessite des compétences particulières et justifie l'indispensable création de services pluridisciplinaires adaptés: les S.A.M.S.A.D. (Service d'Aide et de Maintien à Domicile). La famille est en quelque sorte "soignante" de son blessé... Mais elle est aussi "patiente" au sens de "sujet médical".

 Cette dernière dimension n'est pratiquement jamais prise en compte, sauf dans quelques services de M.P.R.

Ce manque doit être. dénoncé comme une lacune grave tant de la politique sanitaire que de la politique médico-sociale. Au bout du compte, c'est le blessé qui en subit les conséquences.

 Dans ce domaine encore, les S.A.M.S.A.D. auraient à jouer un rôle capital. Les frais financiers qui demeurent à la charge de la famille dépendent en partie de l'importance des sommes allouées, le cas échéant, à la victime par l'assureur, en réparation de ses préjudices. Dans ce cas les victimes ou leurs familles ne devraient pas, en principe, supporter de charges financières.

 Dans les autres cas elles se trouvent dans la même situation que toute autre personne handicapée! Notons cependant que les dispositions actuelles prévoient la prise en charge par les familles en E.VP. ou en E.P.R. dans les établissements dits de long séjour.

Cette situation cessera lorsque l'application de la Circulaire du 3 mai 2002 deviendra effective.

Quelles sont les structures d'accueil qui vous paraissent les plus adaptées?

En dispose-t-on en nombre suffisant ?

 Qu'attendez-vous des Pouvoirs publics?

La nécessité d'une continuité que devrait offrir le maillage en RESEAU, d'établissements et de services, est incontournable. Ces réseaux doivent permettre à chacun d'emprunter une filière individualisée tant sanitaire que médico-sociale.

 La dichotomie existant actuellement entre le "sanitaire" et le "médico-social" a des effets pervers pour le blessé. L'intérêt des patients qui doivent être "au c?ur du dispositif" nécessite que ces deux réseaux réglementaires soient articulés avec souplesse... et soient à "dimension humaine".

Les structures que nous considérons comme les plus adaptées à la prise en charge des patients en E.V.P.. sont défInies dans le cahier des charges de la Circulaire du 3 Mai 2002, élaborée en concertation avec l'U.N.A.F.TC. Cependant, ce dispositif demeurerait incomplet s'il n'était associé à un S.A.M.S.A.D. dont un des rôles serait d'accompagner et de soutenir la famille de ces blessés.

 La problématique de l'accueil des personnes en E.P.R. se présente différemment..En effet, cet état présente un large éventail de gravité de situations. Le plus souvent, il est accompagné d'une dépendance physique lourde. Par ailleurs, c'est un état susceptible d'évoluer, selon la forme et la qualité de la prise en charge. Les structures d'accueil adaptées constituent donc un choix difficile qui doit associer l'équipe soignante, la famille et si possible la victime.

L'alternative est: soit un centre du type décrit dans la Circulaire du 3 mai 2002, soit en foyer d'accueil médicalisé (F.D.T) spécifique. La deuxième partie de la question que vous posez appelle, actuellement, une réponse lapidaire: "Non et loin s'en faut... ! "

 En priorité, d'une part, des établissements et services pour une prise en charge adaptée et digne de ces blessés et, d'autre part, l'accompagnement de leur famille. Ceci suppose: ?

des crédits, une planification sanitaire et médico-sociale .sans discontinuité et exprimée en termes de contenu. ?

la. fixation de tarifications adaptées aux tâches nécessaires et à la qualité de la prise en charge. Le principe en. est d'ailleurs fixé dans la Circulaire n° 96-428 du 4 Juillet 1996.

TI n'a été appliqué qu'exceptionnellement, généralement en raison de l'opposition de principe des "C.R.A.M." (Caisse Régionale d'Assurance Maladie). ?que l'accompagnement et le soutien psychologique des familles n'est pas résolu par la seule mise en place des DVA. (Dispositif pour la Vie Autonome). l'U.N.A.F.T.C. demande la création urgente de S.A.M.S.A.D. pour assurer ce rôle en complément, et en coordination avec les D.V.A. ?que, malgré une prise de conscience, certaine au niveau de la Justice, les droits à indemnisation des victimes d'accidents corporels soient réétudiés dans leur principe. Les Législateurs et la Justice devront s'employer à mieux faire respecter et adapter ce droit des victimes, à résoudre les dérives actuelles, à légiférer sur le recours des organismes sociaux actuellement fondamentalement injuste. Les propositions du groupe de travail constitué par le Ministère de la Justice en 2001 vont dans ce sens et sont source d'espoirs. Une société ne peut se construire sans une implication solidaire et fort envers les plus démunis, or les personnes en E.V.P. ou en E.P.R. "lourds" sont sans doute les plus faibles d'entre les faibles.

Notre société l ignore trop souvent.

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Sept mois aujourd hui qu'Estelle a eu son accident,  une pensée particulière pour elle. Je t'aime ma fille

 

 

il est temps que tu reviennes avec nous

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Actualité | Sciences & Médecine Histoires de savoir :

 Utilise-t-on plus de 10 % de nos neurones ?

La chronique de Jean-Luc Nothias. Publié le 08 novembre 2006

Actualisé le 08 novembre 2006 : 08h40

Les techniques d'imagerie, qui permettent de « voir » le cerveau penser en temps réel, prouvent que l'on utilise 100 % de nos capacités. (Rice University) Les techniques d'imagerie, qui permettent de « voir » le cerveau penser en temps réel, prouvent que l'on utilise 100 % de nos capacités. (Rice University).

C'EST UNE IDÉE reçue vieille de plus d'un siècle qui s'accroche toujours à notre cerveau : nous n'utiliserions que 10 % de nos neurones. Ce mythe est encore très répandu, demandez autour de vous. Pourtant, tout dommage dans notre kilo et demi de matière grise et dans ses quelque 30 milliards de neurones (le système nerveux en compte en tout 100 milliards) entraîne l'apparition de troubles variés. Le cerveau ne représente que 5 % de la masse corporelle, mais consomme 20 % de l'oxygène utilisé par le corps. Combien en faudrait-il pour le faire tourner à 20 %, à 30 %... Si seulement 10 % du cerveau était utilisé, il serait équivalent à celui d'un... mouton (140 grammes).

Et bien qu'à de nombreux égards, le fonctionnement du cerveau reste encore largement mystérieux, une chose est sûre, une personne « normale » se sert de 100 % de ses neurones.

Pouvoirs secrets

L'origine de ce mythe des 10 % reste assez obscure, mais on la situe à la fin du XIXe siècle. On prête ainsi, très certainement à tort, à Albert Einstein d'avoir parlé de ces 10 % des capacités cérébrales pour expliquer les siennes propres. La théorie freudienne semble avoir également encouragé l'idée des 10 %, qui seraient le conscient, tandis que l'énorme inconscient se cacherait dans les 90 % « non utilisés ». Les tenants de la télépathie, de la télékinésie et autres capacités paranormales font souvent référence à cette partie du cerveau que nous n'utiliserions pas pour expliquer leurs « performances ». Eux seraient parvenus à l'exploiter et à utiliser ses pouvoirs étranges et secrets.

Les techniques modernes d'imagerie, qui permettent aujourd'hui de « voir » le cerveau penser en temps réel, avec plus ou moins de finesse, prouvent le contraire

. Magnétoencéphalographie

 L'électroencéphalographie est une technique qui amplifie l'activité électrique des neurones et permet de mesurer l'activité cérébrale globale. On peut ainsi distinguer les états de coma, de sommeil profond ou léger, de différentes activités - lecture, écoute de musique, etc. L'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) permet, elle, de visualiser l'activité de différentes régions cérébrales. Cette technique est basée sur la mesure des flots sanguins : une zone en activité consomme plus d'oxygène qu'une zone au repos. Sa résolution est de l'ordre du millimètre et elle peut enchaîner plusieurs « photos » par seconde. Autre technique puissante, la magnétoencéphalographie enregistre, comme son nom l'indique, les très faibles champs magnétiques créés par l'activité électrique des neurones. Sa résolution spatiale est de l'ordre de 2 millimètres, mais sa grande force est sa résolution temporelle, de l'ordre de la milliseconde. Elle permet donc de suivre très finement l'évolution de l'activité cérébrale dans le temps. Toutes ces techniques ont démontré que 100 % des neurones sont utilisés bien qu'en moyenne, à un moment donné, seuls 5 % des neurones travaillent en même temps.

Le seul vrai 10 % du cerveau est le rapport entre les deux catégories principales de cellules qui y sont présentes, les neurones (10 % du total) et leurs cellules nourricières, appelées cellules gliales (90 % du total).

 Le fait que 100 % des neurones soient actifs n'implique pas que nos capacités ne puissent être améliorées. Car la quantité ne fait pas la qualité. Les capacités du cerveau reposent essentiellement sur les milliers de milliards de connexions que les neurones créent entre eux. Et sur la plasticité de ce réseau, c'est-à-dire sa capacité à évoluer, à se transformer en fonction des circonstances.

Toile d'araignée

 La toile d'araignée en trois dimensions des connexions neuronales se bâtit pendant les premières années de la vie. Mais elle ne va pas se figer. Elle va continuer à évoluer en fonction des apprentissages et des processus de mémorisation tout au long de la vie. Ainsi, on a constaté que l'activation régulière des connexions facilite leur réactivation ultérieure. C'est pourquoi on compare parfois le cerveau à un muscle qu'il faut entraîner, et que les programmes de training ou de coaching cérébral ont le vent en poupe. Mais de nombreuses maladies affectant le cerveau sont dégénératives : les neurones perdent peu à peu leur capacité d'action. Il semble que l'on puisse quelque peu ralentir ce processus, mais pas l'inverser. La récente découverte que certaines parties du cerveau possédaient, contrairement à ce que l'on pensait, la capacité de renouveler des neurones, a ouvert une nouvelle et prometteuse piste de recherche.

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Présentation

  • : LE MONDE INCONNU
  • : association passion actu Tuning Témoignages Santé
  • : Je suis une Maman de 46 ans, j ai trois filles de 23,19,19. Mais voilà, ma vie c'est arrêtée le 15/04/06. Estelle une de mes filles a eu un accident de voiture et se trouve en état neuro végétatif. Les familles concernées par un cas similaires sont invitées à me contacter ou à laiser leur témoignage sur le site de l association http://www.association-estelle.net Deux ans et demi après Estelle est en conscience minimale

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